Bananes : un accord commercial qui ne répond pas aux déséquilibres mondiaux

Au cours de la nuit dernière, la « guerre de la banane » a pris fin. Après 13 ans de négociations bloquées entre l'Union Européenne et les pays d'Amérique Latine, un accord a été trouvé sur les barrières douanières tarifaires concernant les exportations de bananes entre l'Europe et l'Amérique Latine. Cet accord met fin à une crise diplomatique et commerciale, la Commission Européenne acceptant ainsi l'injonction de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Cet accord n'apporte pourtant pas de réponses aux défis creusés par les déséquilibres du commerce mondial. En ouvrant ce marché aux compagnies bananières d'Amérique Latine, il offre un débouché à l'une des principales industries exportatrices d'Amérique Latine. Pourtant, il ne prévoit pas de clauses sociales et environnementales, qui auraient pu garantir les droits des travailleurs en Amérique Latine. Il est par ailleurs susceptible de créer d'importants déséquilibres avec les marchés africains ou européens, notamment concernant les productions issues des régions ultra-marines.

Il est urgent d'engager une réforme radicale des règles du commerce international pour ne plus donner la priorité aux productions tournées vers l'exportation mais pour garantir la souveraineté alimentaire des peuples du monde entier et le développement d'une production locale pour toutes et tous.

Catherine Grèze, Députée Européenne (Verts/ALE), membre de la délégation Mercosur et de l'Assemblée Parlementaire EuroLat, a déclaré : « La fin de la « guerre de la banane » ne met pas fin aux difficultés quotidiennes des travailleurs du Sud et persiste dans la voie d'un mal-développement. La logique de troc commercial ne doit pas prévaloir sur la nécessaire lutte contre la fracture Nord/Sud »

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